Bravo bravo j'y étais

Nous sortons régulièrement, mon épouse et moi, pour assister à un spectacle donné dans notre bonne salle culturelle locale.

C’est une sortie nécessaire rendue obligatoire par ma monomanie informatique.

Mais souvent, le spectacle est dans la salle…

Notamment à la fin du spectacle quand les spectateurs se mettent à applaudir tout rompre, parfois même quand certains tentent de faire se lever l’assemblée pour une « standing ovation ».

Applaudisseur enthousiaste lors des premiers spectacles, je me suis rendu compte que j’étais capable d’envoyer toutes mes chaleureuses félicitations par ce biais bruyant aux comédiens, aux costumiers, aux metteurs en scène, aux metteurs en espace, aux metteurs en musique…

Mais comment en suis-je arrivé là, moi qui suis d’une inculture lamentable dès qu’il s’agit d’un domaine qui sort de mon quotidien?

Qu’est-ce que j’y connais moi aux subtilités de la mise en espace ou de la mise en scène? Comment imaginer que je sois capable de juger des compétences d’un comédien ou d’une troupe? Parce qu’il/elle est connu(e)? Parce qu’on ne peut pas siffler Molière? Parce qu’on ne doit pas se faire remarquer en n’applaudissant pas? Parce qu’on doit montrer son raffinement culturel en applaudissant?

C’est alors qu’apparaît la question à deux euros dans toute sa splendeur: quelque soit la qualité du spectacle, le public applaudit à tout rompre à la fin! Mais dans ce cas, qu’applaudit le public?

Perturbé par les applaudissements téléguidés des spectacles de divertissements télévisuels, je n’ai trouvé la réponse à cette question que récemment:

le public s’applaudit lui-même!

Et comme souvent, je n’ai ouvert les yeux que grâce à la clairvoyance des autres (Google is my friend). Je vous engage donc à lire ce billet de Pikipoki dont j’adapte ci-dessous un extrait:

Tous ces braves gens approuvaient leur choix d’être venus, qui plus est à [la salle culturelle] qui continue de véhiculer chez beaucoup l’image d’un divertissement d’élite. Ils étaient donc eux-mêmes cette élite. Tout le montrait autour d’eux, ou semblait le montrer à leurs yeux. Mais cela aurait été grandement gâché s’il leur avait fallut reconnaître la médiocrité du spectacle, ou même seulement d’un de ses acteurs.

Avant, j’applaudissais donc parce que j’avais choisi de venir assister à un spectacle pour élite, parce que je l’avais compris et apprécié, car je faisais parti de cette élite.

Maintenant je continue d’applaudir, mais je sais pourquoi: car je suis bon public.

Catachrèse

Lu ce jour sur Wikipédia:

La catachrèse (du grec κατάχρησις katákhrêsis, « emploi (abusif) ») est, avec l’emprunt lexical, l’un des procédés par lesquels le lexique d’une langue s’enrichit. Elle donne un sens nouveau à un mot ou à une expression qui existe déjà en étendant ce sens à l’aide d’un trope, ou figure de rhétorique en un seul mot (ou expression). La destinée normale d’une catachrèse est de se lexicaliser, de sorte qu’on oublie que le mot n’a pas toujours eu ce sens-là. Par exemple, on ne voit plus que poubelle est une antonomase (et aussi une métonymie), du nom du préfet de la Seine Eugène-René Poubelle qui imposa en 1884 l’usage de ce récipient.

Il y a dans ce texte six mots ou expressions dont le sens m’échappe complètement. Heureusement l’article renvoie à chaque fois vers la définition, qui elle-même contient entre deux ou dix mots inconnus. Résultat: une heure passée dans les définitions en espérant qu’un ou deux de ces mots nouveaux restent dans ma mémoire…

Vive la langue française !

Terminologie et néologie

Dans le journal officiel n°214 du 15 septembre 2006 est publié un avis de la commission générale de terminologie et néologie concernant le vocabulaire de l’audiovisuel et de la communication:

Il ne faut pas dire « home cinéma » mais « cinéma à domicile »,

pas « webcam », mais « cybercaméra »;

pas « blockbuster » (production cinématographique à gros budget), mais « grosse machine »;

pas « story-board », mais « scénarimage »;

pas « call TV », mais « télé-tirelire »…

Au passage, j’ai appris le mot « kakémono » qui signifie « grande affiche à suspendre » (merci google).

Autant j’applaudis les efforts louables d’une commission pour maintenir la richesse de la langue française, surtout dans le domaine technique, autant je m’attriste de voir que cet effort est fait par des technocrates isolés dans leur tour d’ivoire.

Pourquoi ne pas simplement valider tous les termes choisis par nos « cousins » canadiens qui sont confrontés directement au choc des langues.

Quels imbéciles ont choisi « mél » pour remplacer « email » alors que nos amis québécois utilisent depuis longtemps le mot « courriel », diminutif logique de « courrier électronique », traduction pendante de « electronic mail »?

Comment ne pas trouver stupide le mot « cédérom », transcription phonétique de CDROM signifiant « Compact Disc Read Only Memory », alors que l’expression « Disque Compact » nous tendait les bras?

Face aux Avocats dont le métier implique la maîtrise du mot juste, comment vais-je devoir rédiger un rapport d’expertise clair? Dois-je remplacer la phrase « Le disque compact mentionné dans le courriel a été trouvé dans le home-cinéma présent sur place et contenait le story-board d’un blockbuster destiné à une call TV » par la phrase suivante « Le cédrom mentioné dans le mél a été trouvé dans le cinéma à domicile présent sur place et contenait le scénarimage d’une grosse machine destinée à une télé-tirelire ».

Après tout, c’est beaucoup plus joli.

Pas bien réveillé ?

Le mot « coaltar » signifie « goudron de houille ». Cette substance est utilisée pour imprégner les bois et en thérapeutique comme désinfectant et antiseptique.

Je n’avais jamais vu ce mot écrit et n’en connaissais pas l’orthographe. C’est pourtant un mot souvent utilisé, par oral, dans l’expression « Etre dans le coaltar ».

Info obtenue par le biais du blog « Curiosity »

qui m’a renvoyé vers le blog « Un mot par jour« .

J'aime la science-fiction

Jusqu’à l’âge de 20 ans, je n’étais pas particulièrement attiré par la lecture. J’avais lu toutes les œuvres obligatoires de mon parcours scolaire (quelques pièces de Molière, Candide de Voltaire, Critique de la raison pure de Kant, etc.), j’avais lu et dévoré Agatha Christie.

Mais l’épaisseur (physique) d’un livre restait malgré tout pour moi un critère important dans mes choix de lecture.

Puis un jour, je suis tombé sur « Dune » de Franck Herbert. Une édition de luxe, grande taille, grosse épaisseur, poids lourd… Par simple curiosité, j’ai ouvert le livre au milieu et là… Impossible de refermer le livre! J’ai lu le livre d’une traite jusqu’à une heure avancée de la nuit. Le lendemain, je recommençais la lecture par le bon bout et dévorais de nouveau le livre, cette fois ci du début à la fin.

Une révélation!

Depuis, j’ai accumulé suffisamment de livres (de poche) sur la science-fiction pour couvrir un mur entier de mon bureau. J’aime la science-fiction scientifique (anticipation ou scientifiction): Isaac Asimov, Arthur C. Clarke, Robert Heinlein, Alfred E. Van Vogt. Je suis assez peu friand de « Fantaisy » malgré le grand succès du « Seigneur des anneaux » ou des différents Harry Potter.

Mes lectures favorites:
Je reste bien sur fan de Franck Herbert avec sa série sur « Dune », mais j’adore des titres comme « Plus X » de Eric Frank Russel, « Dinosaure plage » de Keith LAUMER ou « La guerre éternelle » de Joe Haldeman. J’ai du lire ces livres une bonne dizaine de fois chacun.

Ceux qui ne connaissent pas la science-fiction et qui pensent qu’il s’agit d’histoires de petits bonhommes verts, peuvent commencer par « Des fleurs pour Algernon » de Daniel Keyes.

Pour ceux qui pensent qu’il n’y a pas en science-fiction d’histoires intéressantes sur les petits bonhommes verts, il leur faut lire « Martiens go home » de Fredric Brown.

Bonne lecture à tous 🙂

Recrutement de tueur à gage sur Internet

France-Japon, le choc des cultures…

France:

En avril 2005, un homme est mis en examen à Nancy pour offre de commettre un assassinat. Il aurait cherché à faire éliminer le concubin de sa maîtresse par un tueur à gages en faisant maquiller l’élimination du rival en accident.

Japon:

Une femme porte plainte contre un homme qu’elle avait engagé sur Internet comme tueur à gages pour éliminer la femme de son amant et qui n’avait pas « exécuté » son contrat. Il est condamné pour escroquerie volontaire en décembre 2005.

Dans un cas, c’est le commanditaire qui est condamné, dans l’autre c’est le tueur car il n’a pas rempli son contrat…

Étonnant non ?

Source: CLUSIF « Panorama de la Cyber-criminalité – Année 2005 »

https://www.clusif.asso.fr